Milieu montagnard

Respecter c'est protéger

Respecter c'est protéger

Parc Naturel Régional des Bauges

Comité de pilotage du 12 décembre 2014

Rappel objectifs :

L’opération « Respecter c’est protéger » cible en particulier les pratiquants hivernaux de la montagne, skieurs de randonnée, pratiquants de la raquette… afin de sensibiliser au dérangement de la faune sauvage sensible, en particulier  le Tétras Lyre dans l’espace «Parc Naturel Régional des Bauges ».

 

Bilan Hiver 2013/2014

  • Cartographie : Repérage fin des zones d’hivernage des Tétras Lyre à partir d’enquêtes terrain, de compilation de données préexistantes, d’interviews de professionnels afin de créer des réflexes d’évitement de ces zones par les usagers de la montagne. Neuf cartographies réalisées. Définition de conseils à destination des pratiquants : éviter ces zones ou si cela n’est pas possible (pas de parcours alternatif, danger d’avalanches…), utiliser les traces déjà existantes, ne pas « s’éparpiller », descendre pas les mêmes traces… Les zones cartographiées et les conseils sont accessibles sur le site « Skitour » et sur le site propre du parc : http://www.lesbauges.com/cms/sentiers-de-randonnee-respecter-cest-proteger-r-55_103_161.html

 

  • Expérience de la Sambuy : Au sommet des remontées mécaniques, le site dénommé « la combe » est une zone d’hivernage des Tétras lyre. Une signalétique très explicative a été posée (15panneaux) ainsi qu’un filet de protection. Quinze panneaux supplémentaires ont été installés afin de guider la descente pour les personnes s’étant malgré tout engagées sur la zone.
  • Concertation avec les organisateurs d’évènements sportifs (TS Millet) afin de définir des circuits moins impactants.
  • Les agents du parc peuvent intervenir auprès des clubs sportifs pour animer des séquences de sensibilisation.

 

Actions futures

  • Poursuite de la connaissance des conditions d’hivernage des Tétras Lyre.
  • Evolution de la forme des cartes de zone : mises à jour, interphasage des données cartographiques avec les sites communautaires ; skitour, , modalités d’accès.
  • Extension des protocoles à d’autres cibles : chevreuils, perdrix bartavelle.
  • Installation d’infos permanentes sur les sentiers d’accès et les parkings.
  • Action de sensibilisation : participation au Grand Parcours Ski de Montagne à Arêches Beaufort le samedi 17 janvier 2015

Denis PLAZE pour le Comité Départemental FFCAM Savoie.

Une montagne préservée ou réservée ?

Telle était la question posée le 25 mai dernier lors d'une soirée organisée à Chambéry par l'association Montanéa.

Le film de Damien ARTERO « un pas de côté » retraçant une traversée du massif de la Chartreuse en évitant de prendre les sentiers introduisait un débat auquel participait Georges Elzière président de la FFCAM aux côté des représentants du PNR des Bauges, du PNR de Chartreuse, du PN de la Vanoise, de la FF de Randonnée Pédestre.

La question des rapports entre les usagers de la montagne « les gens d’en bas » et ses habitants « les gens d’en haut » est d’actualité et plutôt complexe.

Dans une société de plus en plus urbaine (70% de la population), les attentes ainsi que la fréquentation de la montagne ont beaucoup évoluées. Désormais la montagne, en particulier les massifs proches des grands bassins de vie est fréquentée partout et en toute saison ce qui réduit de plus en plus les endroits préservés. Ce fait est renforcé par des nouvelles pratiques (raquettes, trails, parapente, slack line…) et par le renfort des nouvelles technologies (sites internet dédiés, GPS…). Qui plus est les pratiques apparaissent de plus en plus individuelles donc moins ouvertes à des sensibilisations ou des formations responsabilisantes. 

Tout cela fait que les conflits d’usage sont très présents, ils entraînent des points de friction.  Cela passe par la multiplication des véhicules et des parkings sur utilisés, des tensions avec les alpagistes (barrières non refermées, cohabitation avec les patous), les sylviculteurs (dégradation des sentiers), des chasseurs (dérangement de la faune), des déchets laissés en tout lieu, des bruits intempestifs, des activités économiques « qui gênent le décor »… et la liste n’est pas close. Cela qui fait dire à certains que « la montagne n’appartient pas à tout le monde ».

La méconnaissance par les citadins des cultures rurales (ou leur oubli), les interrogations que suscitent les pratiques « des gens du bas » aux « gens du haut » expliquent en partie nombre d’incompréhensions. Pourtant la fréquentation de la montagne contribue à la vie économique des territoires, cela constitue un axe majeur de développement initié par les Parc Naturels Régionaux et les Parcs Nationaux.

Cependant de nouvelles évolutions se font jour. Les populations « des gens du haut et des gens du bas » sont de moins en moins homogènes. Beaucoup d’habitants des hauteurs sont issus de la ville, à l’inverse, ceux qui ont des racines anciennes en altitude vont fréquemment travailler en ville, les habitudes culturelles et les modes de consommation s’harmonisent.

Mais si les rapports entre ville et montagne sont de plus en plus étroits, il est fondamental de ne pas uniformiser un espace montagnard qui a de l’intérêt que car il est différent, en décalage avec la vie de tous les jours.

Il y a une nécessité collective à ce que les milieux montagnards ne soient pas banalisés, la civilisation urbaine a besoin « d’un ailleurs».

 

Denis PLAZE pour le Comité Départemental FFCAM Savoie.

Gypaète

Le Gypaete

Les Speed Riders et le gypaèton

Le Parc national de la Vanoise a constaté l'échec de la nidification du couple de gypaète-barbu de Peisey-Nancroix. L'élevage du jeune gypaèton, âgé de trois semaines, a été interrompu le samedi 12 avril 2014.

Cet abandon n'est pas dû à des causes naturelles mais lié au passage de trois Speed Riders (sport associant parapente et ski) dans la zone de sensibilité maximale (périmètre à 700 m autour de l'aire) à respecter d’octobre inclus à fin août. Deux ornithologues présents sur les lieux ont photographié la scène.

Pourtant une information détaillée et des recommandations avaient été données sur le site (panneaux très détaillés) et via les réseaux d'information vol libre depuis plusieurs années.

Une procédure judiciaire est en cours, mais elle ne remplacera pas la perte de cette couvaison.

Cet abandon est d'autant plus dommageable que l'espèce fait l'objet d'un important programme international de réintroduction débuté il y a maintenant presque 30 ans mais restant très fragile.

 

Denis PLAZE pour le Comité Départemental FFCAM Savoie.

Le comité départemental FFCAM rencontre une délégation de parlementaires

Jean Pierre Saint Germain président du comité départemental FFCAM Savoie, assisté de Denis Plaze en charge de la protection de la montagne ont été auditionnés le jeudi 5 décembre par une délégation de sénateurs conduite par André Vairetto, en charge de « toiletter » la loi montagne. Ce fut l'occasion de présenter six propositions qui constituent les priorités d'action de la FFCAM.

 

Le droit doit pouvoir s’appliquer…

La France possède un arsenal juridique important en faveur de la protection de la nature de manière générale, de la montagne en particulier (gestion de l’eau, bruit, circulation des engins motorisés, protection des espaces naturels…). Avant de légiférer à nouveau, il est nécessaire que ces lois s’appliquent, qu’elles ne soient pas détournées, de nombreux contentieux, de nombreuses alertes des associations de protection de la nature portent sur la stricte application de la loi.

 

La culture de la concertation doit être priorisée…

Les procédures contentieuses, le plus souvent auprès du tribunal administratif ne sont pas une finalité pour nos associations. Elles sont coûteuses, les procédures sont complexes et longues, elles génèrent un gaspillage que nous souhaitons éviter. Même si ces dernières années les tribunaux nous ont donné le plus souvent raison, nous préférons une démarche constructive de concertation afin de rechercher des solutions « gagnant/gagnant ». L’exemple récent de l’accord passé avec la commune de la Rosière atteste l’intérêt de cette démarche alternative. Cependant force est de constater que celle-ci a été facilitée car la commune avait vu la décision UTN concernant l’équipement du sommet de Montvalezan annulée par le Tribunal Administratif de Grenoble. En particulier nous souhaitons être consultés sur les SCOT (Schémas de Cohérence Territoriaux) en cours d’élaboration, ceux-ci définissant les aménagements futurs et exonérant les aménageurs de procédure UTN (Unités Touristiques Nouvelles).

 

Développer une culture alternative au « tout aménagement »

Sur ce point la FFCAM est très claire, certains aménagements sont nécessaires et contribuent à la richesse des territoires et au maintien des populations grâce aux activités économiques induites Cependant les espaces naturels, la montagne en particulier n’ont pas vocation à être systématiquement aménagés. Nos pays développés, de plus en plus urbains, ont besoin « d’espaces de respiration ». Dès lors la question de « l’appartenance des territoires est posée ». Les espaces naturels ne sont pas seulement la propriété de ceux qui les habitent mais une propriété collective au bénéfice  des générations d’aujourd’hui et de demain. Ces espaces ont une valeur patrimoniale d’une richesse infinie. Cette question a été omniprésente dans les débats concernant les chartes des Parcs Nationaux, celui de la Vanoise en particulier.

 

Prioriser les politiques de rénovation de l’immobilier de montagne

Les pratiques menées par les stations de sports d’hiver  en matière immobilière est une fuite en avant. Dopée par des politiques de défiscalisation, elles consistent à toujours plus construire pour rentabiliser les investissements dans les remontées mécaniques. Nous soutenons fortement les pratiques alternatives consistant à rénover l’immobilier obsolète, à « réveiller les lits froids », pratiques plus respectueuses de l’environnement.

 

Combattre toutes les formes de bruit en montagne

Les atteintes à l’environnement sous forme de bruit excessif sont multiples : circulation d’engins à moteur, hélicos, avions, nouveaux « loisirs » (la folie douce) sont en constante augmentation. La législation existante est peu appliquée. Nous soutenons l’idée de création de zones de tranquillité.

 

Favoriser l’accès à la montagne des jeunes générations

Les politiques touristiques d’accès à la montagne ne peuvent être basées que sur les publics à très fort pouvoir d’achat. L’accès à la montagne d’été et d’hiver doit être reconnu comme étant un droit pour tous. En particulier, il est nécessaire de favoriser la découverte ainsi que la fréquentation de la montagne aux jeunes générations qui seront les pratiquants de demain. Cela passe par un plan ambitieux en faveur des classes de découvertes, des classes vertes et des classes de neige.

 

Denis PLAZE pour le Comité Départemental FFCAM Savoie.

Rencontre avec la mairie de la Rosière

Suite à la décision du tribunal administratif de Grenoble d'annuler la décision UTN (Unité touristique nouvelle) concernant l'aménagement du Mont Valezan, la commune a déposé un nouveau dossier le 21 novembre. Elle a souhaité présenter ce nouveau dossier aux associations de protection de la nature (MW, FRAPNA, Vivre en Tarentaise, FFCAM) le 4 décembre. Ce nouveau dossier sera étudié le 6 mars prochain par la commission UTN.

 

Les caractéristiques du nouvel aménagement sont les suivantes :

 

Déplacement de la gare d’arrivée à la côte 2805

                  *la gare sera invisible côté col du Saint Bernard

                  *Plus de bascule gravitaire sur le versant Italien et la Combe des Moulins

                  *Sommet difficilement accessible (skieurs alpinistes)

                  *Pas de traversée sous le sommet, forte diminution de l’impact visuel

                  *Forte diminution des terrassements, pas de terrassement de la zone de crête

 

Reprise des études d’impact

Ce point était une des motivations majeures de la décision d’annulation du TA.

                  *Etudes techniques

                  *Etudes floristiques, faunistiques, zones humides

                  *Consultation de la station de la Thuile (Italie)

 

Mesures compensatoires

                  *Extension importante de l’APPB (Arrêté de Protection Périmètre de Biotope), en particulier des zones du sommet afin de garantir un non aménagement futur.

                  *Le système de sécurisation (avalanches) ne sera que sous forme de GASEX déclenchés par radio, alimentés par énergie photovoltaïque, à l’exclusion de tout accès aménagé et de câbles tendus.

                  *Démontage de deux remontées mécaniques obsolètes.

                  *Démontage d’un câble de desserte d’une carrière de lauzes.

                  *Evacuation de déchets militaires sur les crêtes.

                  *Arrêt de toute communication officielle (venant de la mairie et de ses services) faisant la promotion de l’Héliski.

                  *Extension des actions en faveur de la protection du Grand Tétras (nettoyage de zones et filets de protection.

                  *Enfouissement (sur 3 ans) d’une ligne électrique haute tension.

 

Ces indications sont conformes aux engagements pris par les aménageurs en aout dernier aussi, si notre rôle n’est pas d’approuver un tel aménagement, compte tenu de l ‘évolution favorable du dossier, nous ne devrions pas nous y opposer.

 

Denis PLAZE pour le Comité Départemental FFCAM Savoie.

Le CD 73 présent au comité consultatif de la réserve de la Bailletaz

Le club alpin de Savoie accompagné par la FRAPNA et la FFRP a exprimé sa confiance au Parc National de la Vanoise dans sa gestion de la réserve de Bailletaz (Val d'Isère) à l'occasion d'un comité consultatif. Il a en outre réaffirmé son souhait que ces espaces ne soient pas confiés en gestion à une collectivité territoriale qui est souvent « juge et partie ».

 

Le représentant de la FFCAM ainsi que la FRAPNA et la FFRP ont eu l’occasion de dire leur désaccord avec une démarche systématique d’aménagement de la montagne, que la commune devait se poser la question de savoir si la montagne est moins attractive l’été (en tout cas sur le périmètre de Val d’Isère) précisément du fait d’un aménagement excessif, à une artificialisation croissante du milieu montagnard. De plus les associations ont rappelé que la réserve de la Bailletaz avait le résultat d’une contrepartie de à l’aménagement d’une zone du col de l’Iseran.

 

Présent au comité consultatif, Monsieur Marc BAUER, maire de Val d’Isère, avait protesté contre le fait que le Préfet ait reconduit le Parc National de la Vanoise dans la mission de gestion de la réserve de la Bailletaz sans procéder à un appel d’offre, la mairie souhaitant prendre le relai  compte-tenu de désaccords sur les modalités passées de gestion de cet espace.

 

La sous préfète d’Albertville a donné les explications suivantes : Le préfet a pris cette décision transitoire jusqu’en décembre 2014 car une cohérence est nécessaire avec le projet de charte du PNV en cours d’élaboration. En effet, celle-ci prévoit l’intégration dans le cœur de parc des deux réserves du secteur : la Bailletaz, la Grande Sassière.

 

Me maire a précisé les deux points suivants :

-Actuellement, le PNV gère directement 60% de l’espace communal

-La mairie souhaite reprendre la gestion de la réserve de la Bailletaz car les moyens financiers mis en œuvre par l’Etat (par le biais du budget propre du PNV) sont insuffisants, la commune est en capacité de doter l’espace d’un budget plus ambitieux, en particulier pour procéder à des aménagements. La commune considère que l’explication majeure de l’insuffisante fréquentation de la montagne l’été est précisément l’insuffisance de son aménagement. La commune souhaite intensifier le réseau de sentiers, de les rendre plus praticables (pente, largeur des sentiers, balisages) et plus attractifs (thématiques visuelles en lien avec les nouvelles technologies, Smartphones en particulier), reprendre le réseau de refuges...

 

Denis PLAZE pour le Comité Départemental Savoie de la FFCAM.

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